Au moment où j’écris ces lignes, nous sommes 7 874 966 000 êtres humains sur cette planète.
Et pourtant… il n’y a pas deux histoires pareilles.
Pas deux voix identiques.
Pas deux façons de ressentir, d’aimer, de douter, de rêver.
Chacun porte une empreinte.
Une vérité, une mission.
On l’oublie trop souvent : chacun est unique.
Pas seulement parce qu’il est né ainsi,
mais parce qu’un jour, il a décidé de l’être.
Je m’appelle Rim.
J’ai 38 ans et j’ai passé 33 années à jouer un rôle.
Celui qu’on attendait de moi.
Sans trop me poser de questions.
Parce que je croyais que je n’avais pas le choix.
À la naissance, on hérite d’un nom, d’un cadre, d’une culture, de repères.
On ne choisit rien… et pourtant, tout commence là.
On grandit en absorbant les règles, les peurs, les « fais pas ci », les « sois sage ».
On avance, on suite le mouvement, souvent à l’aveugle.
Par habitude.
Par loyauté.
Par peur.
Par automatisme.
Jusqu’à ce que ça explose.
Petite, j’avais peur.
De l’autre, de l’étranger, du monde.
J’ai longtemps cru que l’humain n’était pas pour moi.
Trop différent. Trop menaçant. Trop tout.
Je me suis enfermée.
Introvertie, à l’écart, différente, déracinée.
En décalage, toujours.
Puis l’adolescence est arrivée.
Cette période charnière où l’on tente de se forger un “soi” dans une société qui préfère les copies aux originaux.
Le moment où on est censé construire son identité.
Moi, je me suis construite en me pliant.
J’ai coché toutes les cases.
Fille modèle.
Parcours parfait.
Vie bien rangée.
Mais à l’intérieur, quelque chose hurlait.
Un cri de liberté.
Un besoin d’ailleurs.
Une soif de vrai.
Je rêvais d’ailleurs.
Quand les croyances sont trop solides, on oublie qu’une autre vie est possible
On s’habitue.
À la routine, au métro-boulot-dodo, à l’attente du vendredi soir.
On s’oublie.
On rêve moins.
On vit « parce qu’il faut ».
Et on ne se demande même plus :
« Qu’est-ce que je veux, moi ?
Moi, j’ai toujours été dans la lune.
À rêver. Fort.
Même de l’impossible.
Et un jour, j’ai sauté.
Le 6 octobre 2011, j’ai dis à dieu à l’étouffement.
J’ai quitté mon cocon, mon pays.
J’ai dis à dieu à l’étouffement.
J’ai osé prendre mon envol.
J’ai suivi cette petite voix qui me disait :
« Tu n’es pas faite pour cette vie-là. »
Et j’ai commencé à vouloir bâtir la mienne.
Mais la liberté ne s’apprend pas en un jour.
Je suis devenue adulte dans un monde qui ne laissait pas de place à l’âme.
Avec ses contraintes. Avec ses obligations.
Et avec lui, le piège :
celui de se transformer en robot.
Faire, répéter, performer.
Sans âme, sans couleur, sans intuition.
Puis, j’ai fait un choix fou : me lancer à mon compte.
Sans avoir la “posture de l’entrepreneure”.
Avec la trouille au ventre.
Peur de vendre.
Peur de parler de moi.
Peur d’être vue.
Mais le feu en moi était plus fort.
Alors j’ai essayé.
J’ai pivoté.
J’ai cherché.
Plusieurs fois.
Pour créer la vie professionnelle de mes rêves.
Une vie sur-mesure, cousue à même l’âme.
Le chemin a été rude.
Un jour, mon corps a fini par hurler ce que je taisais depuis trop longtemps.
Hospitalisations à répétition.
Burnout.
Maladies chroniques.
Infertilité.
Mon quotidien est devenu un combat.
J’ai failli m’y perdre.
Mon corps criait ce que je refusais d’entendre :
Je n’étais plus sur mon chemin.
Je vivais à côté de moi-même.
J’ai mis du temps à l’écouter.
Et plus encore à ne plus le blâmer.
Mais il m’a sauvé.
Il m’a ramenée à l’essentiel.
J’ai commencé à guérir.
À me reconnecter à mon corps.
À tomber amoureuse de lui.
À explorer mes blessures.
À mettre de la lumière sur mes zones d’ombre.
Et un jour, le miracle a eu lieu.
Une grossesse, inespérée.
Je suis devenue mère.
Contre toute attente.
Contre tous les pronostics.
Mon corps, que j’avais tant malmené, était mon messager le plus fidèle.
Il m’a ramenée à moi.
À mes blessures, à ma vérité.
J’ai appris à l’écouter.
À l’aimer.
À le remercier.
C’est là que tout a changé.
Et surtout… J’ai découvert le Human Design.
Ce fut une révélation.
Un guide.
Une boussole dans la tempête.
Ça a été comme rentrer à la maison.
Ce que je pressentais depuis toujours a pris forme.
Je n’étais pas cassée.
J’étais construite autrement.
Et il n’y avait rien à réparer, juste à révéler.
Aujourd’hui, j’accompagne, parce que c’est dans mes cellules.
Parce que l’humain est mon langage.
Parce qu’aider l’autre à se comprendre, à s’aimer, à s’aligner,
c’est ce que je suis venue faire ici.
Je ne suis pas là pour sauver.
Je suis là pour éclairer.
J’aide celles qui ont peur.
Celles qui ne savent plus qui elles sont.
Celles qui ne se sentent pas à leur place.
Celles qui rêvent d’autre chose, sans savoir par où commencer.
Je les aide à…
Se raconter enfin avec vérité
Créer des liens profonds
Habiter leur puissance
Réconcilier leur corps, leur cœur, leur esprit
Vivre la vie qu’ils méritent, vraiment.
Aujourd’hui, je crois profondément que :
La peur est une boussole.
Nous sommes les créateurs de notre propre réalité.
Tout est possible…
A condition de s’écouter.
De se choisir.
Et de se respecter.
Alors toi aussi…
Si quelque chose en toi appelle à plus grand.
Si tu sens que ce n’est pas ça, que ce n’est pas tout.
Sache qu’il existe un autre chemin.
Le tien.
Et il n’attend que toi.